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Histoire

Eglise de Lauzun vue du ChâteauLauzun a toujours été une place forte. Bien situé sur une hauteur, ayant donc la possibilité de surveiller la campagne environnante et les voies d'accès, le site de Lauzun fut dès l'époque Gallo-Romaine le lieu d'implantation d'un "Oppidum". Ce point fort permettait aux occupants de défendre les terres et les dépendances sous leur protection. A la fin du VIème siècle fut érigé un château fort autour duquel vinrent s'installer les serfs et les vilains puis les artisans et les commerçants.
Dès le XIIème siècle, les Nompar de Caumont étaient seigneurs de Lauzun et des terres environnantes. Une centaine d'années plus tard, le château devint une véritable forteresse avec un donjon, des remparts, des douves et des portes à pont-levis, défendus par des tours dont il reste deux exemplaires dans le village.
Cour intérieure du châteauAu cours du temps, des aménagements et des modifications survinrent, et le château se transforma peu à peu, à l'époque de la Renaissance, en une demeure seigneuriale plus confortable.
La seigneurie de Lauzun comptait à la fin du Moyen-Age quelque dix-huit églises et chapelles, mais ces édifices religieux furent malheureusement abandonnés ou détruits à l'époque des guerres de religion et ensuite à la Révolution.
Dans l'église Saint-Etienne il est toujours possible d’admirer le retable, l’autel et la chaire à prêcher du XVIIème. Le sculpteur, dont le nom n’a pas été conservé, était de Gourdon et en avait reçu la commande de Gabriel Nompar de Caumont, Compte de Lauzun, en 1623 pour la chapelle des Récollets. Démontés et en parties brûlées lors de la destruction de la chapelle, les restes du retable furent remontés dans l’église paroissiale au milieu du XIXème. On y trouve aussi un Christ en bois polychrome du XIVème, une première Vierge à l’enfant du XVème et une seconde Vierge à l’enfant, dite de la Mole, du XVIème.

Quelques faits ont marqué Lauzun :

église Saint Macaire

En 1300 l'archevêque de Bordeaux, Bertrand de Gôt vint visiter ses prieurés. Ce personnage devint en 1305 Pape sous le nom de Clément V.

En 1565 Catherine de Médicis et son fils, le futur roi Charles IX, couchèrent au château.

En 1570 la Baronnie fut érigée en Comté.

En 1692 le Comté de Lauzun fut érigé en Duché en faveur d'Antonin Nompar de Caumont, le très célèbre Duc de Lauzun (fils de Gabriel de Caumont mort en 1660).

En 1793, An II de la République, Lauzun devint l'un des neuf chefs-lieux de district du département de Lot et Garonne et bénéficie à ce titre d'un tribunal et d'un bureau de poste.

Quelques figures de Lauzun :

Antonin Nompar de Caumont Duc de Lauzun eut une vie pleine d'aventure. Parlant de lui, Labruyère écrivit : "Sa vie est un roman : non, il lui manque le vraisemblable. Il n'a point eu d'aventure; il a eu de beaux songes, il en a eu de mauvais : que dis-je ? On ne rêve point comme il a vécu. Personne n'a tiré d'une destinée plus qu'il n'a fait".

Né en 1633 à Lauzun, il est envoyé par son père auprès de son cousin le Maréchal de Gramont qui le fait inscrire dans une des nombreuses académies militaires de Paris comme simple Cadet de Gascogne. Il épouse la carrière militaire et s'y fait remarquer par son courage hors pair et ses qualités de stratège.

Antonin Nompar de Caumont, Duc de Lauzun et de Saint-Fargeau, capitaine de l’ancienne compagnie des Cents Gentilshommes de la Maison du Roy, capitaine de la première compagnie française des gardes du corps, gouverneur de la province du Berry et des villes de Bourges et Issoudun, premier et colonel général des dragons de France, Chevalier de l’illustre Ordre de la Jarretière de la Grande-Bretagne.

A la cour de Louis XIV, il est successivement et à plusieurs reprises favori puis disgracié. Envoyé une première fois à la Bastille, il reprendra sa place à la cour, puis, desservi par Madame de Montespan favorite du Roi, il est alors emprisonné à la forteresse de Pignerol où il devient voisin de cellule de Fouquet et du Masque de Fer. Il y restera dix ans.

Par la suite, il se marie secrètement en 1688 avec Anne d’Orléans, dite la Grande Mademoiselle, duchesse de Montpensier, cousine de Louis XIV, puis à la mort de celle-ci, bien qu'ayant 62 ans, il épouse en 1695 une des filles du Maréchal de Lorge, Geneviève de Durfort de Lorge, âgée de 15 ans. Il devait mourir à 90 ans en 1723.
(On peut lire à ce sujet la biographie passionnante du Duc de Lauzun par l'historien Jean-Christian Petitfils : "Lauzun ou l'insolente séduction" Librairie Académique Perrin ISBN 2-262-00450-1).

Armand Louis de Gontaut-Biron, Duc de Lauzun. Né à Paris le 13 avril 1747, le Général Biron est guillotiné le 31 décembre 1793 Place de la Révolution à Paris. Héritier d’une fortune colossale, il défraya la chronique scandaleuse de la Cour où il fut placé par la rumeur publique au rang des amants de Marie-Antoinette. Il participa à la guerre d'indépendance des Etats-Unis avec ses "Hussards de Lauzun" sous les ordres de Rochambeau. Armand Louis de Gontaut-BironIl se couvrit de gloire au siège de Yorktown en octobre 1781 qui fut une des victoires décisives. (On peut admirer une peinture sous la Coupole du Sénat Américain à Washington où le Duc de Lauzun se trouve aux côtés de Lafayette et de Rochambeau). Député aux Etats Généraux, il se rallia à la révolution ; lieutenant général en 1792 sous la convention, il commanda les armées de l’Ouest contre les Vendéens en 1793. Accusé de trahison, il fut arrêté et guillotiné.
(Biographie A. de Gontaut-Biron par l'auteur Yves Guéna : "Moi duc de Lauzun, citoyen Biron" Flammarion ISBN2-08-067513-3).

 

Pierre Boussion, médecin et conventionnel, né à Lauzun le 6 janvier 1753, mort à Liège le 18 mai 1829. Fils d’un chirurgien de Lauzun, il fit ses études à Agen et à Bordeaux, fut reçu médecin à Montpellier en 1773 et vint s’établir aussitôt dans sa ville natale. En 1789, nommé député aux Etats Généraux, il fit partie de la députation envoyée au roi le 31 décembre 1790.

Pierre Boussion

Il entra à la Convention nationale le 11 septembre 1792, fut membre de la commission des douze sur le jugement de Louis Capet du 8 janvier 1793 où il vota la mort du roi Louis XVI. Ami des Girondins et modéré, il fut élu au Conseil des anciens, le 4 Brumaire de l’an IV, par l’Assemblée Electorale de France et à l’expiration de son second mandat, il rentra dans la vie privée comme conseiller de préfecture de Lot et Garonne. Atteint par la loi du 12 janvier 1816 contre les anciens conventionnels rigicides, il partit pour l’exil et se fixa définitivement à Liège où il reprit l’exercice de la médecine.

François de Chabrier-Peloubet, né à Lauzun le 21 juillet 1789, mort à Paris le 23 mars 1871. Employé dans les bureaux de l’administration centrale de l’Université de 1810 à 1815, inspecteur des académies de Cahors et de Toulouse de 1815 à 1821, il devint Garde Général des Archives et refusa une promotion de conseiller d’Etat « pour continuer aux archives l’œuvre qui m’y a été confiée par l’Empereur ». Il est ensuite conseiller-maître à la Cour des Comptes puis nommé sénateur par décret impérial du 5 octobre 1864. Il est fait grand officier de la Légion d’honneur en août 1852.



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Vide Grenier 
Gasconades 
Eglise St Etienne – Le Retable classé du XVII 

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